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Gabon

A la sauvegarde de la richesse naturelle du basin de l'Ogooué

« Ce qui m’a impressionné du bassin de l’Ogooué c’est le très peu de gens et le fait qu’il y a encore très peu d’impact de routes et d’infrastructure, et la forêt est si intacte et sauvage. »
—David Banks

 

Interview de Eric H. Campbell

La République du Gabon en Afrique centrale est recouverte par une forêt parmi les plus intactes du monde. Coulant au milieu de ce paysage vert est le fleuve Ogooué, le site d’une nouvelle initiative de « The Nature Conservancy » et de « Great Rivers Partnership ».

Le directeur régional pour l’Afrique, David Banks, a discuté avec Nature.org de son récent séjour au Gabon.


Nature.org : Quelles sont vos principales impressions de ce voyage? Quels sont les aspects qui vous ont le plus surpris ?

David Banks : J’ai pas mal voyagé en Afrique, et je suis très habitué à voir beaucoup de gens et beaucoup d’impacts sur le paysage. Ce qui m’a le plus impressionné du bassin de l’Ogooué, c’est le très peu de gens et le fait qu’il y a encore très peu d’impact de routes et d’infrastructure, et la forêt est si intacte et sauvage. La forêt et le système d’eau douce sont très sains.

Nature.org : Pourquoi le fleuve Ogooué est-il une haute priorité pour TNC ?

David Banks : Il y a deux ou trois ans, notre équipe scientifique a réalisé une analyse des sites prioritaires pour la biodiversité terrestre et aquatique au niveau du continent, ayant des conditions favorables pour la conservation. Le Gabon a été clairement identifié par ce procès comme une priorité. Je pense que le bon état de la foret et de la rivière sont exceptionnels. Le gouvernement gabonais a aussi clairement mis l’accent sur le besoin d’assurer le développent durable du pays, soutenu para un pilier de conservation. C’est donc un moment important pour TNC d’être présent dans le pays, et je suis très enthousiaste de ces opportunités là.

Nature.org : Quels sont les problèmes les plus sérieux qu’affronte le fleuve ?

David Banks : Nous sommes allé aux chutes de Kongou sur la rivière Ivindo, un des affluents de l’Ogooué, et juste à coté de notre camp, il y avait une grande clairière et une route. Elles ont été construites par des techniciens chinois qui faisaient des explorations initiales pour un barrage. Ce barrage aurait inondé les chutes de Kongou, une des cataractes les plus magnifiques d’Afrique.

Au fur et à mesure que nous parlions avec plus de personnes, nous écoutions sur des plans pour d’autres barrages sur le fleuve pour fournir de l’électricité et développer des projets miniers, en particulier pour l’extraction de fer à Belinga. Il y a aussi des plans pour beaucoup de projets d’extraction de bois et de nombreuses routes. Il y a un très fort intérêt pour accéder aux ressources naturelles, et ce développent constitue une menace.

Nature.org : Quel genre d’expertise scientifique apporte TNC/GRP aux efforts de conservation de l’Ogooué pour complémenter ceux d’autres organisations ?

David Banks : Les autres organisations, notamment WCS (Wildlife Conservation Society) et WWF (World Wide Fund for Nature) travaillent au Gabon depuis longtemps. Ces groupes on une grande expertise dans la gestions des aires protégées et la conservation de la faune sauvage, surtout pour les écosystèmes terrestres.

TNC apporte son expérience pour la conservation des ressources d’eaux douce et des approches méthodologiques dans ce domaine. Nous pouvons offrir aussi notre expérience dans des projets d’aménagement durable de barrages hydroélectriques : leur meilleur emplacement, conception et développent. C’est un créneau que personne d’autre n’a rempli jusqu’à présent, et il est important d’améliorer les connaissances scientifiques des ressources aquatiques.

Nature.org : Quels aspects vous donnent de l’optimisme pour la conservation effective du fleuve ?

David Banks :Il y a des besoins de générer de l’électricité propre au Gabon, et on doit admettre qu’il y aura des barrages sur l’Ogooué et ses affluents. Mais ces barrages peuvent être établis, conçus, et opérés d’une manière à ne pas avoir un grand impact sur les rivières. Nous voulons encourager des concepts comme des barrages au fil de l’eau, des barrages qui ne gênent pas les migrations des poissons, et qui ne coupent pas des segments de la rivière du grand système.

Je pense aussi qu’il y a des opportunités intéressantes dans le secteur forestier. On fait l’exploitation forestière au Gabon d’une manière relativement formelle, et il y a des sociétés de bois très consciencieuses qui opèrent sur place. TNC peut travailler avec quelques bons operateurs pour montrer un exemple positif de l’exploitation forestière dans les forêts tropicales de l’Afrique.

Nous apportons beaucoup des compétences de notre histoire de collaboration avec différentes partenaires dans différents secteurs industriels autour du monde. Nous chercherons à utiliser cette expérience au Gabon aussi.
 

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